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Armes chimiques, bombardements d’hôpitaux et d’écoles… Depuis mars 2011, les civils font l’objet d’une vengeance implacable de la part du régime de Damas. Un drame qui s’est installé, au gré de nombreux retournements politiques et géopolitiques ces neuf dernières années.

Au commencement, il y a une blague, malicieuse, insolente. Un pied de nez adressé à l’un des régimes les plus brutaux au monde. Nul n’aurait alors imaginé que ce geste déboucherait sur une effroyable tragédie, qui dure depuis bientôt neuf ans. Une litanie de crimes et de violations du droit international dont l’issue semble perpétuellement repoussée. 

En ce début d’année 2011, un vent de liberté souffle sur le Maghreb et le Proche-Orient. Les foules du « printemps arabe » font vaciller les dictateurs en Tunisie, en Egypte, au Yémen. Le 17 février, à Deraa, une ville du sud-ouest syrien, un groupe de jeunes s’enhardit et trace sur le mur de son école ce graffiti : « Ton tour arrive, docteur. » Une allusion évidente à Bachar el-Assad, diplômé en ophtalmologie, qui règne sans partage sur la Syrie depuis l’an 2000, année où il succède à son père, Hafez, lui-même président durant vingt-neuf ans (1971-2000). La blague ne passe pas. Les collégiens sont aussitôt arrêtés, quatre d’entre eux sont torturés. Les 15 et 16 mars, à Deraa et à Damas, des manifestants pacifiques réclament leur libération et une « Syrie sans tyrannie ». Les forces de sécurité tirent sur la foule. Des morts. Mais, contre toute attente, la contestation s’étend rapidement à tout le pays. La révolution syrienne vient de naître.  

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