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Après avoir reconnu en garde à vue avoir écrit sur un réseau social le message « Quelconque mécréant souhaitant salir l’islam mérite de subir le même sort que M. Paty Allahou Akbar », le 20 octobre, trois jours après l’assassinat de l’enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, un lycée de 16 ans a été mis en examen mardi 27 octobre pour apologie du terrorisme et provocation à commettre un acte terroriste. Selon le procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic, « il a été placé sous contrôle judiciaire ».

« On sait désormais que tout message posté sur Internet peut être suivi d’effet. Il faut donc une répression systématique de ce type de message », a estimé Emmanuel Dupic, sans préciser le réseau social sur lequel ce message avait été mis en ligne. Le jeune homme est « inconnu » des services de police et de justice. Selon le procureur, c’est une personne qui « s’est convertie et qui s’est radicalisée, mais qui n’est pas issue d’un milieu musulman ». Un coran et du matériel informatique ont été saisis par les gendarmes.

À la recherche d’autres messages

L’enquête, qui doit permettre de déterminer si ce message a été partagé ou si d’autres messages du même type ont été diffusés sur le réseau social, a été confiée aux gendarmes de la section de recherche de Besançon, en coordination avec la brigade de recherche de Lure. Le message avait été détecté et signalé au parquet par les gendarmes du service N’Tech de Belfort, spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité.

Vendredi, une étudiante a été condamnée par le tribunal correctionnel de Besançon à 4 mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme ». Elle avait posté sur Facebook un message affirmant que Samuel Paty « méritait » de mourir. Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie de 47 ans, a été décapité le 16 octobre, dix jours après avoir montré à ses élèves de 4e des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Il avait été la cible des réseaux sociaux et d’une mobilisation en ligne.

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