L'Essentiel de vos Informations en temps réel ! L'actualité du monde filtré et résumer rien que pour vous !


Mark Zuckerberg, 35 ans, est le fondateur et PDG de Facebook.

En matière de taxation du numérique, Facebook s’est dit, vendredi 14 février, en faveur d’« une réforme fiscale » même si cela doit conduire le groupe à « payer plus d’impôts ». Cette déclaration du patron du réseau social, Mark Zuckerberg, fait écho aux travaux de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques) pour réformer la taxation des bénéfices des multinationales, en particulier celles du secteur numérique.

Une série de rendez-vous politiques

Le fondateur et PDG de Facebook a prévu de réitérer cette position dans un discours qu’il prononcera samedi 15 février à Munich, en Allemagne, dans le cadre de la conférence annuelle sur la sécurité qui réunit plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, et qu’il a en partie dévoilé aux médias. Il devrait également mener une série d’entretiens privés avec des responsables politiques nationaux et des représentants de la Commission européenne, qui s’achèvera lundi à Bruxelles.

Facebook entend, à cette occasion, réaffirmer sa position en matière de fiscalité alors qu’il se voit régulièrement reprocher de se livrer à de l’optimisation fiscale. En décembre dernier, Facebook assurait, par la voix de Nick Clegg, son responsable des affaires publiques, être un « fervent supporteur des négociations à l’OCDE ». Mais il ne cachait pas non plus son hostilité à la taxe GAFA française, qui vise directement les géants américains dont fait partie Facebook. « Les gens présument que nous ne payons pas d’impôt sur les sociétés. Mais c’est faux », argumentait également auprès du Monde M. Clegg. Selon lui, Facebook a affiché au cours des cinq dernières années un taux d’imposition global de 20 % en moyenne, « proche de la moyenne dans l’OCDE ». Celui-ci est tombé à 12 % en 2018, mais devrait remonter « entre 18 et 20 % » en 2020.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pour Nick Clegg, de Facebook, « le système fiscal doit être non discriminatoire »

« Une certaine frustration »

Dans l’extrait diffusé de son discours, Mark Zuckerberg affirme comprendre « qu’il y ait une certaine frustration quant à la façon dont les entreprises technologiques sont taxées en Europe. »

« Nous voulons que le processus de l’OCDE réussisse afin que nous ayons un système stable et fiable pour l’avenir. Et nous acceptons que cela puisse signifier que nous devrons peut-être payer plus d’impôts et les payer à différents endroits dans un nouveau cadre. »

Cet accord mondial de l’OCDE, censé aboutir à la fin de l’année, prévoit notamment de redistribuer les droits de perception de l’impôt sur les sociétés, non plus seulement en fonction de la présence physique d’une entreprise dans un pays, mais de l’activité qu’elle y réalise. Cela permettrait à de nombreux Etats de mieux taxer les multinationales du numérique, comme Google, Apple, Facebook et Amazon. Parallèlement à ces travaux et dans l’attente de leur issue, des pays européens comme la France ou le Royaume-Uni mènent leurs propres projets de taxation numérique.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’OCDE dévoile les contours de la « taxe GAFA »

Aller vers La Source