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François Hollande a réagi sur le plateau de BFMTV à l’attentat dans lequel a perdu la vie un professeur d’histoire, décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines.

Une seule réaction: « L’effroi ». Invité de BFMTV ce samedi soir, François Hollande a réagi à l’assassinat de Samuel Paty, ce professeur d’histoire décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), après avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. L’ancien président de la République a déploré une attaque contre « l’idée même de ce qu’est la République, l’unité » et a appelé à une meilleure protection du corps enseignant face à l’islamisme radical.

Des pressions « insupportables »

« Les enseignants doivent être protégés, pas simplement par des moyens policiers mais par la Nation quant à l’enseignement qu’il dispense », a insisté l’ancien chef d’État, citant pêle-mêle, l’enseignement de « la Shoah, des valeurs de la République, dire ce qu’est la laïcité, ce qu’elle permet, la liberté de croyance, ce qu’elle n’autorise pas, la haine d’une personne pour sa religion ».

François Hollande a par ailleurs dénoncé les « pressions » subies par le corps enseignant:

« Il y a eu des pressions, des parents qui ont essayé de porter plainte, et ça se fait dans d’autres établissements. Cette pression insupportable doit être punie. Si face à cette pression, l’enseignant, pour ne pas créer d’incident, pour ne pas s’exposer lui-même, cède, c’est-à-dire ne transmet plus le savoir, alors la République recule et ça nous ne pouvons pas l’admettre. »

Plus de moyens matériels

Pour mieux protéger les professeurs, l’ancien locataire de l’Elysée estime que « l’Education nationale, l’Etat et la nation tout entière » doivent démontrer un soutien, et pas que « verbal » mais aussi « matériel », évoquant plus de « moyens » et des « créations de postes » afin de leur « donner les moyens pour qu’ils puissent travailler ».

Revenant plus largement sur la vague d’attentats qui touche la France depuis 2015, François Hollande a reconnu qu’il y aurait encore « d’autres attentats terroristes », mais a appelé les Français à « tenir bon ».

« Nous gagnons des batailles », a-t-il poursuivi en évoquant

la chute du califat de Daesh, « mais nous n’avons pas terminé la guerre ».

Esther Paolini Journaliste BFMTV

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