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Le pape François a rencontré, lundi midi 2 décembre, un groupe de 200 entrepreneurs français venus à Rome dans le cadre du Voyage du bien commun organisé pour responsabiliser ces chefs d’entreprise et cadres à la responsabilité sociale.

« Les conflits de conscience dans les décisions quotidiennes que vous avez à prendre sont, j’imagine, nombreux », a reconnu le pape dans son discours, citant « la nécessité qui vous est imposée de gagner des marchés, d’augmenter la productivité, de réduire les délais, d’avoir recours aux artifices de la publicité, de pousser au consumérisme et les exigences toujours plus prégnantes de justice sociale pour assurer à chacun la possibilité de gagner dignement sa vie ».

« Vous avez un rôle essentiel à jouer »

« Je pense aux conditions de travail, aux salaires, aux offres d’emploi et à leur stabilité, comme aussi de la protection de l’environnement », a énuméré François, tout en reconnaissant qu’« il en va souvent de la survie de vos entreprises, des personnes qui y travaillent et de leurs familles ».

Pour nourrir leur réflexion, le pape, auquel les participants avaient donné en cadeau une liste de 20 000 prénoms de personnes qui se sont engagées à prier pour lui pour ses 50 ans de sacerdoce le 13 décembre prochain, les a notamment renvoyés aux textes du concile Vatican sur l’engagement des laïcs dans la vie sociale.

Il leur a également rappelé son encyclique Laudato si’, « cri d’alarme devant la dégradation de notre maison commune, comme aussi devant la multiplication des pauvretés et des servitudes que connaissent aujourd’hui d’innombrables êtres humains ».

« Conversion spirituelle » et « conversion écologique »

« Vous avez un rôle essentiel à jouer, les a-t-il assurés. Car même de manière modeste, dans certains changements concrets d’habitudes et de style, que ce soit dans les relations avec vos collaborateurs directs, ou mieux encore, dans la diffusion de nouvelles cultures d’entreprise, il vous est possible d’agir pour changer concrètement les choses et, peu à peu, éduquer le monde du travail à un style nouveau. »

Il les a également invités à une « conversion écologique » qui, a-t-il expliqué, « ne peut être séparée de la conversion spirituelle, qui en est la condition indispensable ».

« Je vous invite, déjà dans votre vie personnelle, à vous engager sur cette voie de la simplicité et de la sobriété : les décisions que vous aurez à prendre dans vos engagements n’en seront que plus libres et plus sereines, et vous-même obtiendrez plus de paix et de joie. »

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