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Après des mois d’opposition, le parlement chinois a adopté, mardi 30 juin, la loi controversée sur la sécurité nationale à Hongkong, ont annoncé des médias du territoire semi-autonome, faisant craindre une répression de toute opposition politique dans l’ex-colonie britannique. Le parlement national à Pékin a voté ce texte à l’unanimité, ont affirmé mardi matin Now TV, RTHK et le South China Morning Post.

Cette loi, qui entend réprimer le « séparatisme », le « terrorisme », la « subversion » et la « collusion avec des forces extérieures et étrangères », vise à ramener la stabilité dans l’ex-colonie britannique secouée l’an passé par des manifestations monstres contre le pouvoir central. Les opposants redoutent qu’elle serve à museler toute dissidence et à enterrer la semi-autonomie et les libertés dont jouissent les habitants de Hongkong. Ce texte, élaboré en seulement six semaines et dont le contenu n’est pas connu des près de 7,5 millions de Hongkongais, contourne le conseil législatif local.

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Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mardi matin, la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam, a refusé de dire si ce texte a été effectivement adopté. « Je pense qu’en ce moment, il ne me revient pas de commenter les questions relatives à la loi sur la sécurité nationale », a déclaré Carrie Lam. Pour l’opposition pro-démocratie de Hongkong et pour plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis, le G7 ou encore l’Union européenne (UE), cette loi est au contraire une attaque contre l’autonomie et les libertés du territoire.

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