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Coup de tonnerre dans la capitale. Vendredi 14 février, le candidat La République en marche Benjamin Griveaux a annoncé qu’il se retirait de la course à la mairie de Paris, après la diffusion d’une vidéo à caractère sexuel. Un renoncement inédit qui a fait réagir plusieurs membres de la classe politique, à commencer par ses anciens opposants aux élections municipales de mars.

Dans un communiqué adressé à l’Agence France-Presse, la maire PS de Paris Anne Hidalgo, candidate à sa succession, a appelé « au respect de la vie privée et des personnes ». « Je prends acte » du retrait de Benjamin Griveaux, écrit la candidate, estimant que « les Parisiennes et les Parisiens méritent un débat digne ».

Dans un tweet, le dissident Marcheur Cédric Villani adresse de son côté son « soutien plein et entier dans cette épreuve » à Benjamin Griveaux, ainsi qu’à sa famille. « Je prends acte de sa décision difficile. L’attaque indigne qu’il subit est une menace grave pour notre démocratie », écrit-il.

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À la sortie d’une réunion de crise au siège de campagne de Benjamin Griveaux, Stanislas Guerini, le délégué général de LREM, a remercié son collègue Marcheur qui a « placé le collectif avant sa personne » en se retirant de la campagne des municipales à Paris après des « attaques immondes » qui, selon lui, ne sont « pas à la hauteur de notre démocratie ». « Je réunirai dans les prochaines heures les cadres de la campagne parisienne […] pour réfléchir collectivement, rapidement, à la meilleure proposition pour continuer à porter notre projet et à incarner le changement pour Paris », a-t-il précisé.

Une « saloperie » et une « foire aux ordures »

Dans un tweet, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé ses partisans à ne participer « d’aucune façon au règlement de compte dont Benjamin Griveaux fait l’objet ». « La publication d’images intimes pour détruire un adversaire est odieuse. Refusons le naufrage voyeuriste de la vie publique du pays. Non, tous les coups ne sont pas permis. » La députée Insoumise Clémentine Autain a également souligné qu’il n’y a « rien d’illégal dans ce qui est révélé à ce stade sur Benjamin Griveaux ». « Son intimité sexuelle ne devrait pas se retrouver sur la place publique. Dans la bataille politique, tout ne devrait pas être permis. Ce climat est inquiétant d’un point de vue démocratique. »

« Jusqu’où ira-t-on dans la honte et l’abomination ? Ce n’est plus aux chiens qu’on livre les hommes désormais, mais aux rats planqués au fond des pires égouts », a dénoncé sur Twitter l’ancienne socialiste et ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Interrogé sur BFM TV, le député LREM Bruno Questel fustige une « saloperie » et une « foire aux ordures ». « On franchit une nouvelle étape. On n’a plus de limites et il faut aussi que les politiques s’interrogent », a-t-il ajouté. La députée insoumise Clémentine Autain a également souligné qu’il n’y a « rien d’illégal dans ce qui est révélé à ce stade sur Benjamin Griveaux ». « Son intimité sexuelle ne devrait pas se retrouver sur la place publique. Dans la bataille politique, tout ne devrait pas être permis. Ce climat est inquiétant d’un point de vue démocratique. » Dans un tweet, l’ancien ministre de l’Écologie François de Rugy évoque de son côté une situation « insupportable ».

« Peu importe ce qu’on pense de Benjamin Griveaux aujourd’hui, cette histoire est profondément dégueulasse, et inquiétante pour la suite. La politique, cela ne doit pas, cela ne peut pas être ça. Ressaisissons-nous collectivement ou nous allons tous nous noyer dans la fange », prévient aussi l’essayiste et eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann. Pour l’ancienne Marcheuse et députée Paula Forteza, membre de l’équipe de Cédric Villani et candidate dans le 19e arrondissement à Paris, a aussi adressé son soutien à l’ancien porte-parole du gouvernement. « Le respect de la vie privée en ligne est un des principaux défis de notre temps », a-t-elle déclaré.

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