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C’est l’heure des comptes ! Comme tous les ans, le magazine financier américain Forbes a dévoilé, cette semaine, son classement des acteurs les mieux payés au monde. And the winner is… Dwayne Johnson. Pour la seconde année consécutive et la troisième depuis 2016, l’acteur star des Fast & Furious, d’Hobbs & Shaw et autres G.I Joe caracole en haut du podium avec 87,5 millions de dollars (excusez du peu !), engrangés entre le 1er juin 2019 et le 1er juin 2020. Un sacré « salaire annuel », dû en grande partie aux succès interplanétaires d’Hobbs & Shaw (759 millions de dollars au box-office mondial) et Jumanji : Next Level (796 millions), ainsi qu’au cachet de 23,5 millions de billets verts touché par l’acteur pour le thriller d’action Red Notice, dont la diffusion est prévue pour mi-novembre sur Netflix. Une confirmation de l’incroyable ascension de cet ancien catcheur, dont la reconversion au cinéma depuis environ quinze ans aura compté beaucoup de médiocres blockbusters, bien loin en qualité de ceux de ses ancêtres des années 1980 et 1990 (Stallone, Schwarzenegger, Willis…). Mais, entre deux piètres navets, l’attachant comédien aura su miser tout de même sur quelques exceptions plus réjouissantes et, par ailleurs, en coulisse, l’homme se montre plus intéressant qu’il n’y paraît.

De roi du ring à roi du box-office

L’irrésistible ascension de Dwayne Johnson fait partie de ces success-stories dont Hollywood raffole. Ex-footballeur reconverti dans le catch après une grave blessure à l’épaule, ce fils et petit-fils de catcheurs professionnels, du côté de son père, fait les beaux jours de la WWE (la fédération mondiale de catch) entre 1996 et 2004, avant de céder aux sirènes du 7e art. Sacré trop tôt nouvel espoir du cinéma d’action malgré la bénédiction de son ami Arnold Schwarzenegger, il multiplie les échecs commerciaux et artistiques. En 2011, conscient qu’il doit changer de stratégie (et peut-être d’agent !), l’acteur au sourire carnassier décide de tout miser sur les franchises, véritable eldorado du cinéma américain. Pari réussi : grâce aux sagas Fast and Furious (qu’il rejoindra à partir du 5e opus), Voyage au bout de la Terre, G.I. Joe et Jumanji : Bienvenue dans la jungle, l’acteur s’impose comme une valeur sûre du box-office. Devenu une figure incontournable du divertissement décérébré, il doit composer avec une filmographie inégale, composée d’un bon nombre de casseroles mais dont émergent ici et là quelques bonnes surprises. Dénichons-les sous la masse de muscles !

Southland Tales (2006)

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Ovni à mi-chemin entre les romans de Philip K. Dick et les films de David Lynch, ce trip apocalyptique totalement fou, faisant s’entrechoquer les destins de plusieurs personnes dans un Los Angeles alternatif, est arrivé un peu trop tôt dans la carrière de Dwayne Johnson. Soucieux de montrer qu’il n’était pas qu’un physique d’Apollon, le comédien livrait une très belle performance versant davantage dans l’introspection que dans le bourre-pif. Une prise de risque louable malheureusement passée inaperçue, le distributeur ayant décidé de remonter le film et de le sortir dans un circuit limité de salle (en France, il débarquera directement en vidéo) à la suite de son accueil mitigé au Festival de Cannes 2006.

Fast and Furious 5 (2011)

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Dans ce 5e opus de la célèbre franchise automobile, les braqueurs au grand cœur Dom( Vin Diesel) et Brian (Paul Walker) doivent échapper à la traque du redoutable flic Luke Hobbs (Dwayne Johnson). Arrivée à point dans la carrière de Dwayne Johnson, Fast and Furious 5 lui permet d’être enfin associé à un succès massif (625 millions de dollars au box-office mondial) tandis que la franchise se mue en divertissement XXL aux séquences toujours plus impressionnantes. Dans la peau d’un super-agent aux répliques aussi assassines que ses poings, Dwayne Johnson pique la vedette à Vin Diesel et s’impose comme la star d’action ultime des années 2010. Au point de donner naissance à sa propre franchise en 2019 avec Hobbs & Shaw. La classe !

No Pain No Gain (2013)

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Tiré d’une incroyable histoire vraie, No Pain No Gain raconte comment trois adeptes de la gonflette s’improvisent kidnappeurs pour le meilleur… mais surtout pour le pire ! Dwayne Johnson sait s’amuser avec son image et le montre parfaitement dans cette comédie noire rappelant furieusement Fargo des frères Coen. Devant la caméra d’un Michael Bay au meilleur de sa forme, l’acteur se révèle absolument génial en haltérophile aussi idiot que pétri de bonnes intentions et exploite pleinement cet immense potentiel comique déjà aperçu dans l’anecdotique Be Cool, où il volait la vedette à John Travolta.

Vaiana : La Légende du bout du monde (2016)

Accompagnée par Maui, un demi-dieu haut en couleur, une jeune femme intrépide se lance dans un incroyable voyage pour achever la quête de ses ancêtres et sauver son peuple. Très important dans la carrière de Dwayne Johnson, Vaiana : La légende du bout du monde est le premier film où l’acteur aborde frontalement ses racines polynésiennes (sa mère est samoa) puisque le demi-dieu Maui, à qui il prête sa voix, est directement inspiré de son grand-père, le grand chef Peter Maivia. Un projet éminemment personnel qui met en lumière un aspect trop méconnu de l’histoire de Dwayne Johnson. Eh oui, il est comme ça, Dwayne : derrière le muscle saillant et le sourcil frondeur, il y a un cœur qui bat !

Skyscraper (2018)

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Accusé à tort d’avoir déclenché un incendie dans la tour dont il assurait la sécurité, un vétéran de l’armée américaine va tout faire pour délivrer sa famille prisonnière des flammes. Série B sympathique à mi-chemin entre La Tour infernale et Piège de cristal, Skyscraper a été l’une des bonnes surprises de l’été 2018. Mais, surtout, cela a été l’occasion pour Dwayne Johnson de casser les codes en incarnant un héros unijambiste. Pour la première fois, le public découvre un Dwayne Johnson vulnérable et ressent même de la peur pour ce héros d’action pas comme les autres qui menace de flancher à tout moment. Le début d’une nouvelle ère ?

En Bonus : Bambi !

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Bambi en mode Fast & Furious cela donne quoi ? Réponse avec cet hilarant sketch de l’émission satirique américaine Saturday Night Live raillant gentiment de concert Disney et la franchise star de Dwayne Johnson !

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