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Suite et fin de l’épisode coronavirus pour Donald Trump ? Hospitalisé vendredi 2 octobre, le président américain a nourri bien des interrogations au cours des derniers jours. Si son médecin, Sean Conley, s’était voulu rassurant, des voix dissonantes se sont fait entendre au cours du week-end. Mais Donald Trump a bien quitté l’hôpital lundi, aux alentours de 18 h 40 (0 h 40 heure française). Le président des Etats-Unis, impatient de donner au moins l’image d’un candidat mobilisé par sa campagne à 29 jours du scrutin le voyant briguer un second mandat, aura donc été hospitalisé pendant trois jours depuis son admission vendredi soir, moins de 24 heures après avoir été testé positif au Covid-19.

Masque sur le visage, cravate rayée, le président américain a franchi les portes dorées de l’hôpital militaire Walter Reed de Bethesda, dans la banlieue de Washington, a descendu quelques marches et a levé le pouce avant de monter dans un véhicule noir puis dans l’hélicoptère devant l’emmener à la Maison Blanche.

 « Je quitterai le formidable Centre médical Walter Reed aujourd’hui à 18 h 30 », a tweeté le milliardaire républicain plus tôt dans la soirée. « Me sens vraiment bien », « mieux qu’il y a 20 ans ! », a-t-il insisté. Il en a profité pour tenter de se présenter comme revigoré par cette épreuve, et pour défendre une fois de plus sa gestion de la pandémie, critiquée de toute part. « N’ayez pas peur du Covid. Ne le laissez pas dominer votre vie », a-t-il martelé. « Nous avons développé, sous l’administration Trump, de bons médicaments et de bonnes connaissances. »

« Même s’il n’est peut-être pas encore complètement tiré d’affaire, l’équipe et moi-même sommes d’accord sur le fait que tous nos examens et surtout son état de santé clinique permettent un retour en toute sécurité chez lui », a déclaré le docteur Sean Conley, médecin de la Maison-Blanche. « Il bénéficiera de soins médicaux de classe mondiale 24 heures sur 24 », a-t-il ajouté, en précisant que certains traitements administrés à Donald Trump relevaient de l’expérimentation.

De nombreux experts s’interrogeaient ces dernières heures sur une sortie hâtive de l’hôpital. Mais il ne s’agit nullement d’un retour à la normale : Donald Trump restera encore pour un temps confiné à la présidence, équipée pour qu’il continue à être soigné. Il va donc encore être privé de déplacements dans les Etats-clés pour tenter de refaire son retard dans les sondages face au démocrate Joe Biden. Or la Maison Blanche ressemble de plus en plus à un foyer virulent du coronavirus.

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Après le président, sa femme Melania, sa proche conseillère Hope Hicks et plusieurs autres membres de son équipe, c’est Kayleigh McEnany, la porte-parole de Donald Trump, qui a annoncé lundi avoir été testée positive au Covid-19. A plusieurs occasions ces derniers jours, elle s’est adressée, sans porter de masque, aux journalistes. Cette annonce, après trois jours de communication cacophonique sur l’état de santé du président de la première puissance mondiale, renforce encore un peu plus l’image d’un exécutif n’ayant pas pris la pleine mesure de l’épidémie.

Réelle inquiétude

Le médecin présidentiel a fini par admettre dimanche que l’état initial de son patient avait été plus grave que ce qui avait été officiellement déclaré dans un premier temps, renforçant l’impression d’un vrai manque de transparence, voire d’une réelle inquiétude au plus fort de la maladie. Faisant volte-face par rapport à son point presse de samedi, le docteur Sean Conley a confirmé que Donald Trump avait bien eu besoin d’une mise sous oxygène vendredi, pendant environ une heure, à la Maison Blanche, un épisode jugé suffisamment inquiétant pour décider de l’hospitaliser le soir même.

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Le médecin a aussi annoncé un autre épisode de baisse de la saturation en oxygène survenu samedi matin. Et samedi également, les médecins lui ont administré un troisième traitement, la dexaméthasone, un corticoïde efficace contre les formes graves du Covid-19, en plus de l’antiviral remdesivir et du cocktail expérimental de la société Regeneron, qu’il a reçus dès vendredi. Le Dr Conley a reconnu qu’il n’avait pas révélé cet incident la veille pour projeter une image « optimiste ».

Avalanche de tweets

La famille et l’entourage de Donald Trump tentent en effet de dépeindre un président « combattant » prêt à vaincre la maladie et remonter sur le ring. Dès dimanche, avec sa brève sortie pour saluer depuis sa voiture ses partisans devant l’hôpital, l’ex-magnat de l’immobilier avait manifesté son impatience de reprendre sa campagne. Car en face, Joe Biden, 77 ans, qui a maintenu voire accru son avance dans les intentions de vote après le débat confus de la semaine dernière face à Donald Trump, continue lui sa campagne à son rythme. Il s’est rendu lundi en Floride, l’un des Etats-clés que le président sortant doit à tout prix remporter à nouveau, comme en 2016, pour conserver un espoir de victoire au niveau national.

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Lundi, à défaut de déplacement sur le terrain, le milliardaire républicain a lui renoué avec un rythme très soutenu sur Twitter, après avoir été en retrait depuis son test positif au coronavirus. Avant même le lever du soleil sur la capitale fédérale des Etats-Unis, le président-candidat s’est lancé dans une longue série de courts tweets, majuscules et points d’exclamation à l’appui, appelant ses sympathisants à voter. « MARCHES BOURSIERS EN HAUSSE. VOTEZ ! ». « L’ARMEE LA PLUS FORTE QUI SOIT. VOTEZ ! ». « LA LOI ET L’ORDRE. VOTEZ ! ». « LIBERTE RELIGIEUSE. VOTEZ ! ». « PLUS FORTES BAISSE D’IMPOTS DE L’HISTOIRE ET UNE AUTRE QUI ARRIVE. VOTEZ ! ». « FORCE DE L’ESPACE. VOTEZ ! ». « LUTTE CONTRE LES MEDIA FAKE NEWS CORROMPUS. VOTEZ ! ».

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