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Publié le : 16/09/2020 – 07:53

La présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, va tenter mercredi d’insuffler un nouvel élan à une Union européenne fragilisée par la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, lors de son premier discours sur l’état de l’Union.

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Ce sera son premier et cela dans un contexte de crises multiples. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va prononcer mercredi 16 septembre son premier discours sur l’état de l’Union. L’Allemande essaiera ainsi d’insuffler un nouvel élan à l’Union européenne, fragilisée par la crise provoquée par la pandémie de coronavirus et avec des négociations autour du Brexit au point mort.

Ursula von der Leyen, première femme à la tête de la Commission, va se soumettre à son tour à cet exercice, imposé à tous les présidents de l’exécutif bruxellois et qui permet de mieux cerner leur personnalité.

Elle prendra la parole à 9 h 15 (7 h 15 GMT) devant les députés européens réunis en session plénière à Bruxelles et va leur exposer sa vision de l’avenir de l’Europe et son plan d’action.

L’UE face à la pandémie de Covid-19

La pandémie a changé la donne dans l’Union. Elle a renforcé la nécessité pour les États membres d’agir collectivement et d’accélérer les réformes pour soutenir leur économie en récession grâce aux investissements permis par le plan de relance massif adopté en juillet.

La crise a fragilisé l’Union européenne et Ursula von der Leyen va appeler les États membres à se ressaisir pour aller de l’avant. Elle va axer son message autour de ses trois priorités : le pacte vert, la révolution numérique et la géopolitique.

Elle devrait notamment proposer de porter à 55 % l’effort pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’UE en 2030 afin de parvenir à l’objectif de la neutralité carbone en 2050.

Élue de justesse par le Parlement européen après sa désignation par les États, elle s’appuie sur une majorité constituée par les trois grandes familles, le parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne), les sociaux-démocrates et les libéraux-centristes de Renew, dont elle a repris les priorités.

Elle devrait les appeler mercredi à voter sans tarder le budget pluriannuel et débloquer ainsi la mise en œuvre du plan de relance sans précédent de 750 milliards d’euros qui va créer une dette commune.

Ursula von der Leyen devrait appeler également à l’adoption rapide de mesures pour aider les États membres en première ligne – comme la Grèce, Malte ou l’Italie –  dans la gestion des flux de migrants. Cela alors que l’incendie du camp grec de Moria a rappelé l’urgence d’une solution européenne pérenne, cinq ans après la crise de 2015.

Brexit, menaces contre l’État de droit, relations avec Washington, tensions avec la Russie…

La Commission présentera son projet très attendu de réforme de la politique migratoire le 23 septembre. Il est en voie de finalisation et la présidente de la Commission ne devrait pas beaucoup développer ce thème ultra-sensible au cours de son intervention pour ne pas froisser les capitales : les pourparlers avec les États membres ne sont pas terminés.

Ursula von der Leyen devrait également s’exprimer sur plusieurs dossiers chauds, à commencer par le Brexit après la remise en cause par Londres de certains de ses engagements, les menaces contre l’État de droit dans l’UE, notamment de la part de la Pologne et de la Hongrie. Sans oublier les relations avec les grands partenaires du Vieux continent, notamment les États-Unis, sur fond de vives tensions commerciales, la Russie et la Chine.

La forme sera aussi importante que le fond pour ce premier discours qui suscite beaucoup d’attentes.

Ursula von der Leyen s’est lancée dans une grande opération de communication pour « vendre » le bilan de sa première année de présidence, alors que la cohésion de l’Union a été mise à mal au début de la pandémie par des États qui ont réagi en ordre dispersé.

Sur le front de la politique étrangère, elle devrait enfin évoquer la situation en Biélorussie où se poursuit sans relâche la répression des opposants au président Loukachenko, ainsi que l’escalade des tensions avec la Turquie, deux sujets au cœur du sommet européen des 24 et 25 septembre.

Avec AFP

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